Evaluation inversée - Quand les fournisseurs jugent les achats
01/12/09 - La lettre des achats
Legrand, Somfy, Thales Alenia Space, VivaSanté, etc. Encore marginales, il y a quelques mois, les entreprises
ayant décidé d'écouter les critiques de leurs fournisseurs sont aujourd'hui légion. Il faut dire que l'intérêt
est évident. Comparée à un auto-diagnostic, une évaluation inversée ajoute de l'objectivité et du recul à
l'analyse des pratiques. Et permet de mieux faire passer le message aux équipes internes, lorsque des améliorations
s'imposent.
" C'est aussi une façon de toucher la DG et les directions techniques. ", explique Jean-Pierre Rouffet, de
Legrand, dont l'enquête auprès des fournisseurs ne s'est pas limitée aux achats. Mais l'exercice atteint vite
ses limites, estime William Porret, de ENORA Consulting : " Pour un fournisseur, il est difficile de dire à un
client que son processus d'achat comprend des défauts, surtout dans le contexte actuel ".
Pour Patrick Chabannes, de SynerTrade, il existe un gouffre entre les bonnes intentions déclarées et la mise en
œuvre d'une telle approche. " Même pour les évaluations réalisées par les achats, nous sommes encore loin d'une
industrialisation et d'opérations régulières ". Dans ce contexte, ajoute-t-il, " les évaluations inversées restent
un épiphénomène ".