L'informatique est-elle consommatrice d'énergie ?
17/11/08 - JDN Solutions
A mesure que les techniques progressent, la consommation énergétique des équipements informatiques augmente.
Les économies d'énergie restent possibles néanmoins. La démarche passe par une modification des politiques d'achats
et des habitudes des salariés.
Dans une société tertiaire telle que la nôtre, la part de la consommation électrique due aux équipements informatiques
bureautiques est de l'ordre de 10 à 25 %, tandis que la consommation électrique d'un employé pour le poste bureautique
est estimée à environ 878 kWh par an, soit autant que cinq réfrigérateurs domestiques (source : ADEME).
Or, à mesure que les techniques progressent, la consommation énergétique des équipements informatiques augmente.
Les ordinateurs personnels, les périphériques, les serveurs de données, réclament des quantités d'électricité
toujours plus importantes. Selon le Gartner Group, le poste "alimentation" des centres de données devrait représenter
plus de 30 % de leurs dépenses en 2010, contre environ 10 % aujourd'hui.
L'enjeu est donc de consommer moins pour dépenser moins.
La plus grande part des économies se fera certainement dans les salles serveurs. A une condition : que la réflexion
sur la consommation d'énergie soit menée dès le processus d'achat afin d'intégrer les besoins énergétiques des
équipements, que ce soit pour l'alimentation, la climatisation ou la ventilation. Sinon il s'avérera rapidement
inutile de négocier un rabais sur des serveurs si les frais de fonctionnement ne sont pas pris en compte dès le
départ.
Une autre piste à envisager est celle de la répartition des salles de serveurs sur l'ensemble du territoire.
Aujourd'hui centralisées dans quelques grandes régions, les salles de serveurs pourraient à l'avenir être
installées à proximité des utilisateurs. L'énergie dégagée serait alors récupérée pour d'autres usages tels que
le chauffage des locaux, par exemple. Les gains pour l'entreprise deviendraient alors plus gratifiants qu'une
simple économie sur la facture d'électricité.
Bien entendu, toutes ces projections appartiennent encore au domaine de la prospective et seul l'avenir dira si ces
pistes envisagées aujourd'hui s'avéreront réalistes.
Les mesures relatives aux matériels ne dispensent pas de sensibiliser l'ensemble des utilisateurs de l'entreprise.
Une première piste d'optimisation de la consommation d'énergie est l'utilisation des modes veille, qui permet de
diviser la consommation électrique par 2 à 2,5 : mise en veille de l'écran au bout de 10 minutes, mise en veille de
l'unité centrale au bout de 20 minutes, dispositif de veille sur l'imprimante, etc. De même, inciter chaque salarié
à éteindre son poste en fin de journée est une mesure peu contraignante mais qui génère des économies d'énergie
importantes.
Les responsables des achats doivent préférer les matériels qui consomment moins d'énergie, quitte à les payer plus
cher lors de l'achat.
Ainsi, les écrans LCD consomment 1,5 fois moins d'électricité que les écrans cathodiques. Pour tous les autres
produits informatiques, le label Energy Star de l'Union Européenne est une ressource précieuse. Il permet de
comparer rapidement plusieurs matériels afin de choisir les modèles les plus efficaces en termes de rendement
énergétique et de performance.
Pour agir sur les consommations d'énergie des postes informatiques, un peu de bon sens s'avère plus efficace que
de grandes mesures. Commençons par améliorer l'existant et par proposer des mesures simples à mettre en œuvre.