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Les experts en accompagnement du changement affirment que les 80 % de projets qui échouent sont dus à la difficulté des leaders de prendre en charge les problèmes humains. |
Un changement est une remise en cause de l’existant au
plan opérationnel (les pratiques), managérial (mode de management et outils), contractuel
(résultats), culturel (culture client) et stratégique (finalités et objectifs)
de manière volontaire et/ou sous la contrainte. Le changement peut être mené à
l’occasion de projet ou de manière permanente dans les actes de management
quotidien.
L’importance de la conduite du changement dans les projets
n’est plus à prouver, c’est une composante systématique d’une démarche projet.
Pour autant si les méthodes projet sont clairement identifiées, enseignées et
appliquées, il n’en est pas de même pour l’accompagnement au changement.
Cette démarche a deux composantes clés :
La mobilisation du management est la première nécessité dans une démarche de conduite du changement. C’est le management qui définit le cadre de la transformation et qui va diffuser les messages vers les opérationnels.
Mais l'adhésion ne s'obtient pas sans informer les opérationnels
et leur expliquer le bien-fondé des changements. Elle repose sur la
mobilisation de toutes les énergies autour d'un même objectif : transformer
l'entreprise.
Il faut donc être à l'écoute de chaque personne, informer
en adaptant son discours, pour amener tous les acteurs à prendre en charge leur
propre évolution. L'équipe en charge de conduire le changement doit s'intégrer
au cœur de l'entreprise, pour être en interaction avec l'ensemble des
collaborateurs. L'adhésion s'obtient uniquement de l'intérieur.
C’est pourquoi notre démarche est une démarche
participative dans laquelle les équipes de nos clients sont étroitement
associées à nos propres équipes, et une démarche globale dans laquelle les
dimensions organisationnelles, humaines et techniques sont abordées.

L’adhésion se fait en s’appuyant sur les prescripteurs
naturels des changements, notamment au tout début du projet, mais également en
impliquant les opposants. Ces derniers vont identifier naturellement les freins
au changement et les faiblesses du projet.
2. Communiquer
Au début du projet, une communication individuelle doit
être menée auprès des managers, puis une communication collective vers
l’ensemble des opérationnels.
La communication ne doit pas s’arrêter au démarrage d’un
changement pour revenir à la fin d’un projet. Il est essentiel de communiquer régulièrement
sur le changement, ce qui va contribuer à faire vivre le projet.
Le rythme de la communication est particulièrement
important, il ne doit pas être trop soutenu pour éviter les difficultés à
trouver de l’information pertinente. Il ne doit pas être trop lâche pour ne pas
créer d’effet tunnel et surprendre les opérationnels après une transformation
importante qu’ils n’ont pas vu venir.
3. Coordonner les équipes
La multitude de tâches à réaliser impose la constitution
de groupes de travail thématiques. Ces groupes ne doivent pas évoluer
indépendamment les uns des autres au risque de diffuser des messages
contradictoires, d’obtenir des résultats divergents ou de saturer l’emploi du temps des ressources
internes de l’entreprise.
Pour autant, la coordination ne doit pas devenir de la
direction des groupes de travail. Le changement sera efficace si les ressources
internes sont pleinement impliquées. Il est préférable de déléguer et de
confier des responsabilités même de gouvernance du projet à tous les talents.
L’animateur du changement n’est pas le spécialiste métier
de chaque groupe de travail. De la même manière, les équipes ne doivent pas
être cantonnées à leur domaine d’activité, il faut veiller à instaurer une grande
transversalité dans la composition des groupes de travail.
Un des rôles majeurs de la coordination/animation de
changement est de faire accepter l’incertitude. Les équipes projets doivent
avoir le droit à l’erreur, ils doivent pouvoir essayer et ajuster leurs actions
au fur et à mesure du projet.

4. Savoir gérer dans le temps
Un changement prend du temps à être accepté. La conduite
du changement doit déborder en amont et en aval de la gestion de projet, qui
est plus méthodologique et qui prend moins ou pas du tout en compte le facteur
humain.
Faute de s'inscrire dans une gestion de projet pure, il
est néanmoins vital de formaliser et de planifier des tâches afin de suivre
leur exécution et de veiller au respect des coûts et des délais impartis.
Dans la forme, la conduite du changement n'est pas un
projet à aborder comme les autres. Dans sa mise en œuvre, elle nécessite encore
plus de rigueur qu'un projet standard.
5. Démontrer, par la pratique, les bénéfices apportés
Il s’agit à la fois de prouver par l’exemple que le
changement apporte des bénéfices opérationnels et également de fixer des
objectifs concrets à courts termes (quick-win).
Ces deux aspects étroitement liés dépendent du pragmatisme
avec lequel est mené le changement. Un projet même stratégique et énorme doit
être décomposé en plusieurs sous-projets plus opérationnels et avec un
périmètre limité.
A retenir
S’il ne fallait retenir que trois points clés pour la
réussite d’un changement :
N’hésitez pas à contacter ENORA Consulting pour organiser votre prochain
changement !